Contre les réformes Blanquer, les suppressions de postes et de moyens : reconduire et généraliser la grève

jeudi 7 février 2019
par  Sud éducation Paris
popularité : 3%

Communiqué de Sud éducation Paris du 07 février 2019

Communiqué Sud éducation Paris suite au 05 février

Contre les réformes Blanquer, les suppressions de postes et de moyens : reconduire et généraliser la grève

Au lendemain de la journée de mobilisation du 5 fevrier, la grève a été reconduite dans plusieurs lycées parisiens (Paul Valéry, Victor Duruy, Rodin, Simone Weil) et de banlieue.

Sud éducation Paris tient à réaffirmer son soutien total aux collègues qui ont entamé ce mouvement de grève reconductible, seul à même de nous faire gagner et de bloquer les contre-réformes gouvernementales.

Réformes des lycées généraux, technologiques et professionnels, ParcourSup, projet de loi École de la confiance, baisse drastique des dotations horaires, fonte du nombre de postes aux concours, etc. : les raisons de se battre ne manquent pas. Blanquer attaque le service public d’éducation au bulldozer, il faut maintenant réagir fermement et massivement. 

Sud éducation Paris tient son outil syndical à la disposition des luttes. Notre préavis de grève couvre l’ensemble des collègues.

Nous appelons :

⮊ les collègues à se réunir partout où c’est possible en assemblée générale pour mettre en débat cette reconduction ;

⮊ à mettre en place des caisses de grève dans toutes les écoles et tous les établissements pour soutenir les luttes ;

⮊ à participer aux nuits des lycées des 7 et 12 février ;

⮊ à participer massivement à l’AG des établissements mobilisés le vendredi 8 février à 19h Bourse du travail 3 rue du château d’eau métro République.

Sud éducation Paris le 07 février 2019


Communiqué de l’intersyndicale parisienne second degré du 06 février 2019

L’intersyndicale parisienne du second degré (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNFOLC, SUD Éducation et CGT Éducation) continue d’exiger le retrait des réformes des lycées, du baccalauréat, de la loi ORE (Parcoursup...). Elle s’oppose aux suppressions de postes dans les collèges et les lycées (au moins 117 postes supprimés à Paris) et ce, d’autant plus que les effectifs d’élèves augmentent.

Elle se félicite de la réussite de la journée de grève interprofessionnelle et de mobilisation du 5 février 2019.

Elle soutient les collègues qui d’ores et déjà sont en grève reconductible dans leurs établissements.

Elle appelle à amplifier la mobilisation en se réunissant dans les établissements et encourage à décider toute forme de mobilisation y compris la grève.

Communiqué IS parisienne suite au 5 février

Compte rendu de l’AG des établissements parisiens du mercredi 6 février 2018

Étaient représentés :
Collège Pailleron, Lycée S. Weil, Lycée Paul Valéry, Lycée Duruy, Lycée Jules Ferry, Lycée Quinet, Lycée Gabriel Fauré, Lycée
Rodin, Lycée Voltaire, Lycée autogéré, Lycée Colbert.

Également présents : Parent d’élève FCPE Turgot, étudiante de Paris I, des représentants SNFOLC 75, puis en cours d’ag présence de représentants syndicaux CGT, SUD et FO ayant participé à l’intersyndicale 2nd degré.

1. État de la mobilisation

3 établissements ont reconduit la grève à Paris ce mercredi : Lycée Duruy, Lycée Rodin, Lycée Paul Valéry.

4 autres établissements ont reconduit à Mitry-Mory, Vitry-sur-Seine, Montreuil et Olympe de Gouges.

Certains établissements ont d’ores et déjà décidé la reconduction jusqu’à vendredi et au moins un établissement supplémentaire annonce entrer en reconductible à partir de jeudi.

Un communiqué commun à 5 établissements partis mercredi en reconductible a été diffusé.

Plusieurs établissements se positionnent pour les nuits des lycées des 7 et 12 février.

À Rodin, 10 AED ont reconduit la grève mercredi.

Blocage des universités Tolbiac et Sorbonne mardi 5, sur l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers.

AG vendredi.

L’intersyndicale parisienne du second degré, SNES-CGT-FO-SUD, réunie ce jour, soutient les établissements en grève reconductible et appelle les établissements à se réunir en AG pour décider toute forme de mobilisation, y compris la grève.

2. Nous exigeons dès maintenant

► Le retrait de toutes les réformes Blanquer-Vidal-Pénicaud-Macron du lycée professionnel, du lycée, du bac, de Parcoursup, des concours de recrutement des enseignants (Capes notamment) ou des transformations du statut des AED.

► La titularisation de tous les contractuels par des concours ad-hoc mettant un terme à la précarisation des métiers.

► Une augmentation immédiate des traitements et des salaires, des pensions et des retraites de 300 euros pour toutes et tous, ainsi que leur indexation sur l’inflation.

► Une norme de 25 élèves par classe dans tous les niveaux (quand la réforme du lycée prévoit la généralisation de 35 élèves par division) et des seuils légaux et nationaux de dédoublement sur des critères pédagogiques permettant l’activité et le suivi de chaque élève.

► L’abandon du projet consistant à imposer une seconde heure supplémentaire.

► Des horaires et des rythmes scolaires nationaux, une nouvelle politique nationale de l’éducation et du temps libre garante de l’égalité et de l’accessibilité de toutes et tous aux loisirs sportifs et éducatifs.

► Une véritable gratuité de l’éducation publique pour l’équipement des lycén-ne-s professionnel-le-s comme pour les étudiant-e-s (des frais de scolarité égaux pour toutes et tous, y compris les étudiant-e-s étrangers).

► Une nouvelle reconnaissance des droits syndicaux et politiques des lycéen-ne-s et étudiant-e-s, des droits de réunion, d’information .

► Le respect de la liberté d’expression menacée par la loi Banquer, ainsi que le respect du droit de manifester menacé par la loi dite « anti-casseur ».

► L’abandon du projet d’un 2 e et 3 e jour de carence dans la fonction publique.

3. L’AG des établissements parisiens

► Condamne le choix du gouvernement qui est celui de la répression envers les manifestants, notamment par l’usage des LBD et de grenades de désencerclement. Dernière victime en date sur une longue liste de manifestants réprimés et meurtris, Louis Boyard, représentant du syndicat lycéen UNL.

► Apelle les établissements à se mobiliser en organisant des occupations lors des nuits des lycées des 7 et 12 février, en y invitant autant que possible les parents d’élèves.

► Soutient les collèges qui se mobilisent contre les baisses de DHG.

► Soutient les établissements qui sont d’ores et déjà entrés en grève reconductible.

► Appelle les établissements à se réunir en assemblée générales pour débattre de la grève reconductible.

► Appelle à participer massivement à l’AG Ile de France du vendredi 8 février (19h, bourse du travail à confirmer).


Annonces

Pratique







PNG