Déclaration liminaire de Sud éducation au CIEN du 12 avril 2019

jeudi 18 avril 2019
par  Sud éducation Paris
popularité : 3%

Les réformes engagées, par le ministère de l’éducation nationale qui poursuit toujours plus avant sa logique de réformes libérales et réactionnaires, accroissent les inégalités territoriales et le tri social.

Les réformes de l’orientation, du lycée pro, du lycée général et technologique, Parcoursup, loi école de la confiance, la loi avenir professionnel autant d’outils qui développent les inégalités.

déclaration liminaire en pdf

Quelques exemples :

⮊ La réforme du lycée professionnel qui baisse drastiquement l’ensemble des heures de cours des élèves. Les baisses les plus importantes concernent des heures de français d’histoire et mathématique. Seul argument les lycéens professionnels ont des semaines plus chargés que les autres lycées. C’est vrai mais c’est juste oublié de dire que lycéens professionnels ont 22 semaines de stages. Et puis pourquoi ne pas diminuer le temps de travail en stage. Celui reste à 35 heures alors que 34 h en classe est trop important. Quelle est la logique ?

⮊ La loi avenir professionnel qui diminue de façon drastique la part de la taxe d’apprentissage allouée aux LP, SEP, EREA et SEGPA. Elle passerait de 160 millions à 90 millions.

Certains projets d’achats seront annulés alors ce type d’établissement accueillent les publics les plus défavorisés. Dans les établissements personne ne sait s’il y aura des compensations. Que faire ? Arrêter tous les projets financés par cette taxe ?

⮊ Autre exemple, le cadre juridique applicable aux mineurs dans un débit de boissons à consommer sur place est assouplit. Désormais sans agrément des élèves de 16 ans pourront manipuler des boissons alcoolisées contre 18 ans auparavant. Les intérêts économiques passent avant l’éducation à la santé.

⮊ Parcoursup : nous sommes d’accord avec ce qui a été dit précédemment par les autres organisations syndicales. Nous dénonçons les formations publiques qui demandent des frais de dossier pour postuler. Cela limite les possibilités de vœux pour les élèves les plus défavorisés.

Pour un dossier social auprès du crous des frais de 4 ou 6 euros sont demandés. Nous notons d’ailleurs, que c’est l’un des deux seul sujet à l’ODJ pour lesquels nous n’avons reçu aucun document.

⮊ Quand aux travaux des EPLE, nous demandons à la région de prendre sa responsabilité concernant les lycée municipaux parisiens. En effet, depuis le transfert demandé par la région on s’aperçoit que la mairie de paris ne fait plus de travaux et que le conseil régional attends que la mairie fasse des travaux. Par exemple le lycée Maria Deraismes dans le 17e qui a la moitié de son établissement inutilisable. Plus les collectivités attendront plus les travaux seront onéreux. Aujourd’hui une partie du sol s’affaisse ce qui pose de véritable problème de sécurité.

La mal nommée, loi école de la confiance, qui commence dans son article premier par le devoir d’exemplarité. Etre exemplaire « dans la rue comme sur le lieu de travail », c’est-à-dire se taire. Pour preuve nombre de nos collègues subissent de plus en plus de pressions hiérarchiques, attaques contre des représentants (modification de notes des enseignants, courrier nominatif envoyé au enseignant lors des évaluations de primaire, mutations forcée et conseil disciplinaire au collège république de Bobigny).

Nous dénonçons donc vivement la répression grandissante du mouvement social, dans la rue comme sur le lieu de travail. Nous apportons notre solidarité aux syndicalistes du collège République de Bobigny, ainsi qu’à l’ensemble des victimes de la répression du mouvement social, appelons aux mobilisations de soutien à venir et demandons à ce que toutes les sanctions, déguisées ou non, soient définitivement abandonnées.


Annonces

Solidarité


PNG

PNG