Anniversaire d’Arago : Soutenons l’antirépression !

dimanche 19 mai 2019
par  Sud éducation Paris
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Poursuivons nos combats contre la liquidation des services publics comme contre le racisme et les discriminations

Le 22 mai 2018, le mouvement lycéen et étudiant apprenait les premiers résultats de ParcourSup et participait massivement à la journée de grève et de manifestation pour la défense de la fonction publique. En fin de journée, des étudiants et des lycéens décidaient d’occuper le lycée Arago - comme des enseignants l’avaient fait auparavant dans les lycées Voltaire et Paul Valéry.

Il s’agissait de poursuivre la dénonciation de Parcoursup et de débattre dans l’objectif d’organiser la suite de la lutte.

La répression s’est immédiatement abattue sur les 102 jeunes occupant.e.s, envoyant tout le monde en garde à vue, fichant la plupart d’entre eux (on a découvert en janvier que certain.e.s seraient même fiché.e.s « S »), condamnant certain.e.s et mettant d’autres en examen.

Un an après, rappelons nous et dénonçons ensemble cet épisode répressif subi par les mouvements lycéens et étudiants, mais aussi tous les épisodes qui l’ont suivi : depuis la répression contre les militants écologistes à Bure comme à Notre-Dame des Landes, des militants associatifs faucheurs de chaise ou d’effigie du président de la République, des syndicalistes cheminots ou enseignants jusqu’aux 152 jeunes du Mantois humiliés et insultés lors d’une interpellation qui a heurté l’opinion publique.

Témoigner, raconter, permettre qu’on se souvienne et que l’on n’oublie pas !

Mercredi 22 Mai à partir de 19H - nouveau Banquet des libertés 4 place de la Nation, devant le lycée Arago

La Banquet des libertés n’oubliera pas non plus les Gilets jaunes si durement et arbitrairement frappés par la police et la justice de notre pays.

L’objectif de la soirée n’est pas seulement de témoigner et de se souvenir.

Nous voulons par ce Banquet des libertés participer aux efforts entrepris par d’autres, avant Arago comme après (des collectifs ou des comités mais aussi des journalistes et des avocats), et illustrés par des initiatives comme celles du Mantois ou des collectifs dénonçant ensemble toutes les formes de la criminalisation de la jeunesse, en particulier de la jeunesse des quartiers populaires depuis trop longtemps objet de déni.

Contrôle au faciès, violences physiques et mortelles, criminalisation de l’action sociale, syndicale ou politique : il est désormais un combat commun, celui de rendre visible la répression qui s’abat sur les mouvements sociaux, syndicaux ou politiques comme dans les quartiers populaires.

Esquisser, comme les avocats du collectif antirep, des pistes et réflexes de résistance ; demander aux organisations syndicales et politiques de proposer des dispositifs concrets à mettre en place ... pour que les combats spécifiques.e.s des un.e.s et des autres, comme nos combats communs, puissent être menés sereinement ... et victorieusement !

Soyons nombreux.euses au Banquet (participatif) des libertés devant le lieu de cette première interpellation de masse (qui n’est plus désormais unique), 4 place de la Nation, afin de venir écouter les victimes, qui sont également des combattant.e.s, rencontrer et soutenir les différents collectifs subissant une forte répression !

Une initiative de jeunes concernés, soutenue par le Comité Arago 22Mai

Ont déjà annoncé leur participation :
Collectif de Défense des Jeunes du Mantois
Libérons les !
Collectif des 34 de la Pitié
Mères Solidaires
Front des Mères
Les syndicats enseignants CGT, FO, SUD,
Le collectif Nous accusons
Le collectif Nous ne sommes pas dupes ....
Liste à compléter.

Les jeunes qui organiseront la modération des prises de paroles souhaitent donner à entendre en priorité les différentes expériences de cette « criminalisation », de ces violences policières et judiciaires.


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