Résistance aux E3C et au bac Blanquer

lundi 3 février 2020
par  Sud éducation Paris
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La mobilisation contre les E3C se poursuit cette semaine : grève de la surveillance, piquets de grève, blocage des établissements, etc.

Lundi 3 février épreuves reportées dans plusieurs lycées parisiens suite à des blocages ou à la grève des personnels (ou les deux) : Dorian, Duruy, Bergson, Balzac, Arago, Rodin (où les élèves ont refusé de composer).
Nouveau blocage à Ravel et gros rassemblement contre les E3C et la répression.

Mardi 4 février épreuves reportées à Arago, Dorian, Balzac. Racine : blocage du lycée. Voltaire : sit-in des personnels et parents devant l’établissement, les élèves ont refusé de rentrer, les épreuves ont été annulées.

Mercredi 5 février Mobilisation, blocages et/ou épreuves reportées à Jules Ferry, Camille Sée, Louis le Grand, Balzac, Bergson. À Hélène Boucher la direction a fait appel à une société privée de sécurité pour filtrer l’entrée de l’établissement. 6 élèves de Paul Valéry ont été convoqué-es ce matin au commissariat du 12e arrondissement, si 3 sont sorti-es au moins 2 autres ont été placé-es en garde-à-vue.

Jeudi 6 février De nouveau des blocages à Camille Sée, Bergson, d’Alembert. À Voltaire un sit-in a eu lieu devant les portes, les élèves ont refusé de composer. À Hélène Boucher, la police, cagoulée, est rentrée dans l’établissement, mais les épreuves ont quand même été reportées. En fin de matinée un rassemblement contre les E3C et la répression a eu lieu à proximité du Ministère de l’éducation nationale, avant la manifestation interprofessionnelle. Ce matin le rectorat a été occupé contre les baisses de DHG.
Ce soir nous apprenons que, de nouveau, 2 élèves de Paul Valéry sont en garde à vue au commissariat du 12e arrondissement. Un rassemblement de soutien est appelé.

Semaine passée :

Lundi 27 janvier, les épreuves ont du être reportées au moins à Lamartine, Balzac, Ravel et Dorian. Depuis le début de la passation de ces épreuves, elles ont été reportées dans plus de 100 lycées sur l’ensemble du territoire.

Mardi 28 janvier, de nouveaux blocages et piquets de grève ont eu lieu. Les épreuves ont dû être reportées au moins à Colbert, Decour, Turgot. Au lycée Decour la police est intervenue violemment sur le blocage ; plusieurs élèves ont été placé-es en garde-à-vue. / E3C : non aux menaces de sanctions - Communiqué intersyndical

Mercredi 29 & jeudi 30 janvier : les épreuves ont de nouveau été reportées dans plusieurs lycées (Bergson, Paul Valéry....).

Vendredi 31 janvier : de nouveau des blocages ont eu lieu devant les lycées Turgot et Ravel. À Ravel la police est intervenue et 4 lycéens ont été arrêtés et placés en garde-à-vue.

Motions & communiqués des personnels mobilisé-es - FAQ de SUD éducation - Communiqués intersyndicaux

Jeudi 6 février, rassemblement contre les E3C et la répression à 11h à proximité du Ministère de l’éducation nationale

Communiqué IS rassemblement 6 fevrier

Communiqué des enseignant.e.s mobilisé.e.s du lycée Jacques Decour (Paris 9e)

31 janvier 2020

Ce mardi 28 janvier au matin devaient se tenir au Lycée Jacques Decour les premières épreuves des E3C, dont les enseignant.e.s comme les élèves n’ont eu de cesse ces derniers mois de dénoncer le principe et les conditions de passation.

Suite à la mobilisation des élèves et à un blocage du lycée, toutes les épreuves ont été reportées. Un rassemblement d’enseignant.e.s opposé.e.s à la tenue de ces épreuves a eu lieu devant le lycée, pendant que des personnes extérieures à l’établissement, probablement recrutées pour pallier une éventuelle grève des surveillances, attendaient en vain à l’intérieur.

Nous réaffirmons notre refus de ces épreuves et exigeons leur annulation, ainsi que le retour à un examen national, anonyme, en fin de Terminale, premier grade de l’enseignement supérieur.

Dans un contexte de mobilisation sociale interprofessionnelle massive, nous demandons également le retrait immédiat du projet de loi sur les retraites.

Les enseignants du lycée Jacques Decour, avec leurs organisations syndicales Snes-Fsu, SNFOLC, Sud-éducation, s’élèvent contre les arrestations brutales et arbitraires, contre la mise en garde à vue d’élèves et l’invasion d’établissements par la police. Ils considèrent que le gouvernement, par ses réformes de destruction est le responsable.

Des enseignant.e.s mobilisé.e.s du lycée Jacques Decour, soutenu.e.s par les syndicats : SNES FSU, Sud éducation, SNFOLC

Contre les intimidations et les violences policières, nous soutenons la mobilisation des personnels et des lycéen·nes

Communiqué de Sud éducation Paris

Communiqué repression 30 janvier 2020

E3C : non aux menaces de sanctions

Communiqué intersyndical CGT Éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation

Nos organisations syndicales comme les équipes pédagogiques des établissements ont signalé depuis des mois les dysfonctionnements qu’allait engendrer la mise en œuvre des E3C.
À aucun moment, le ministre n’a envisagé de remettre en cause la tenue de la première session d’E3C.
Cette obstination a conduit l’intersyndicale à s’opposer à la mise en œuvre de cette session notamment par la grève des surveillances.
Dans de nombreux établissements, les personnels, mais aussi des élèves et des parents d’élèves se mobilisent avec succès contre la tenue des épreuves. Le ministre refuse toujours d’entendre leur colère légitime et minimise les annulations ou reports des épreuves.
Jean-Michel Blanquer veut imposer la tenue de cette session d’E3C à tout prix. Pour y parvenir, il incite recteurs et chefs d’établissement à réprimer les mobilisations des personnels et des élèves.
Dans un contexte où les discussions sur les revendications n’ont pas lieu, un certain nombre de recteurs donnent des consignes qui exacerbent les tensions.
Nos organisations sont alertées par des dépôts de plainte, des pressions, des remises en cause du droit d’expression et de mobilisation des personnels ou la répression violente des blocages lycéens…
Ainsi le recteur d’Aix-Marseille dans un courrier envoyé aux chefs d’établissement parle de « faute professionnelle avec toutes les conséquences disciplinaires qui en découlent » en cas de refus de participer aux E3C. De la même façon, et le recteur d’Aix-Marseille et celui de Toulouse menacent d’avoir recours au Code pénal, c’est-à-dire de porter plainte contre les professeur·es.

À ce jour, des enseignants sont convoqués dans la Loire, dans le Lot. À Clermont-Ferrand, le recteur menace de sanctions disciplinaires des responsables syndicaux pour faute grave et ils sont dans le même temps convoqués au commissariat.
Six militants sont entendus au commissariat de Rodez dans le cadre d’une enquête portant sur des allégations d’entrave concertée avec menace à l’exercice de la liberté du travail. 13 personnels du lycée Beauregard de Montbrison sont visés, à l’instigation du Dasen, par une plainte pour vol déposée par la direction pour avoir retenu les copies trois heures dans l’établissement.

Nos organisations syndicales demandent l’arrêt des menaces, des intimidations et la levée de toutes les sanctions envisagées. Nous ne pouvons accepter une telle criminalisation de l’action syndicale.
Nous alertons aussi sur la répression inadmissible dont sont victimes les lycéens, comme à Paris devant le lycée H. Boucher.
Nos organisations ne sauraient accepter que le mouvement légitime de rejet de la réforme des retraites et des E3C se traduise par la mise en place d’une répression inédite dans l’Éducation nationale.

Nous demandons au ministre de mettre fin à ces pressions inacceptables pour engager un véritable dialogue, indispensable au bon fonctionnement du service public d’Éducation. Les personnels veulent être entendus et que cessent le déni et le mépris à l’encontre de nos collègues.
Nos organisations soutiennent tous les collègues mobilisés contre les E3C ou la réforme des retraites et qui seraient menacés, en cas de sanctions nos organisations seront à leurs côtés pour assurer leur défense.

Le 28 janvier 2020

PDF : https://www.sudeducation.org/docrestreint.api/20449/9300af77a5a9ac8bfe977ebf356676ddff58aa0f/pdf/cp_sanctions_e3c_.pdf

Communiqué des enseignant.e.s mobilisé.e.s du lycée Jacques Decour (Paris 9e)

Ce mardi 28 janvier au matin devaient se tenir au Lycée Jacques Decour les premières épreuves des E3C, dont les enseignant.e.s comme les élèves n’ont eu de cesse ces derniers mois de dénoncer le principe et les conditions de passation.

Suite à la mobilisation des élèves et à un blocage du lycée, ces épreuves ont été reportées. Un rassemblement d’enseignant.e.s opposé.e.s à la tenue de ces épreuves a eu lieu devant le lycée, pendant que des personnes extérieures à l’établissement, probablement recrutées pour pallier à une éventuelle grève des surveillances, attendaient en vain à l’intérieur.

Nous réaffirmons notre refus de ces épreuves et exigeons leur annulation, ainsi que le retour à un examen national, anonyme, en fin de Terminale, premier grade de l’enseignement supérieur.

Dans un contexte de mobilisation sociale interprofessionnelle massive, nous demandons également le retrait immédiat du projet de loi sur les retraites.

Des enseignant.e.s mobilisé.e.s du lycée Jacques Decour, soutenu.e.s par les syndicats : SNFOLC, SNES et Sud éducation.

Communiqué de l’AG des personnels de la cité scolaire Honoré de Balzac

Lundi 27 janvier, les épreuves d’E3C du lycée Balzac ne se sont pas tenues à la suite du mouvement lycéen et de la mobilisation des personnels de la cité scolaire.

Les personnels restent mobilisés cette semaine contre les réformes actuelles et maintiennent leur refus de participer à l’organisation des épreuves. Nous condamnons un éventuel appel aux forces de l’ordre qui ne sauraient apaiser la situation.

L’AG des personnels de la cité scolaire Honoré de Balzac
Le 27/01/2020 à 10h30

Communiqué des sections syndicales de Maurice Ravel (Paris 20e) : SGEN-CFDT, SNES-FSU, SNFOLC, SUD-éducation

Le 27 janvier 2020
Par ce communiqué nous tenons à réaffirmer en premier lieu notre totale opposition à la réforme du bac initiée par le ministre Jean-Michel Blanquer et par conséquent à la tenue des E3C qui devaient commencer ce lundi matin par l’épreuve d’histoire-géographie. Nous réaffirmons plus que jamais la nécessité d’un examen national, anonyme, en fin de terminale, premier grade de l’enseignement supérieur.

Depuis longtemps déjà, nous n’avons cessé d’alerter notre hiérarchie, par des manifestations l’année dernière et par la démission de nombreux professeurs principaux. Une AG des personnels a voté le 7 janvier à l’unanimité (50 « Pour », moins 1 abstention) une motion argumentée remise en main propre à la direction de l’établissement. L’équipe d’histoire-géographie de l’établissement réunie le 17 janvier en conseil d’enseignement a également transmis un courrier argumenté adressé à Monsieur le Recteur de l’académie de Paris s/c du chef d’établissement, sans aucune réponse, pas même un accusé de réception. Notre propos était clair : nous nous engagions en conclusion à ne pas donner de sujet, à ne pas surveiller, à ne pas corriger. Nous n’avons été ni écoutés ni entendus.

Le lundi 27 janvier à partir de 9h40, un sit-in a eu lieu devant l’entrée de l’établissement auquel ont participé une trentaine d’enseignants mais aussi de parents et d’élèves de l’établissement, avec le soutien d’autres collègues du secteur. Un attroupement s’est rapidement formé avec plusieurs dizaines d’élèves de 1re qui sont restés un moment pour applaudir, chanter ensemble, reprendre les mêmes slogans. Peu avant 10h, ces élèves candidats sont entrés dans l’établissement puisque personne ne bloquait l’entrée. La direction de l’établissement a pris la responsabilité d’engager les épreuves, alors que la presque totalité des professeurs surveillants ou réservistes étaient grévistes.
Le résultat s’est révélé catastrophique, notamment lorsque les élèves ont découvert qu’en histoire pour le bac général, le sujet portait sur une période qui n’avait pas été traitée par la quasi-totalité des classes de 1re. Un tumulte s’en est suivi et un refus de composer.

Nous avons à cette étape et en l’état de nos informations, de nombreuses interrogations sur le fait que la direction ait pris tardivement la responsabilité d’annuler l’épreuve alors que les conditions n’étaient absolument pas réunies et qu’il y avait des risques pour la sécurité des élèves lors de la bousculade générale qui s’en est suivie.

Il est temps de revenir à la raison et de respecter le droit de grève plutôt que de vouloir faire passer ces épreuves à tout prix.

Notre mouvement va continuer. Face à la surdité du gouvernement, premier responsable de cette situation, nous continuerons à nous opposer à la réforme du bac comme à celle portant sur les retraites. C’est pour nous un même combat visant à redonner du sens à notre travail, de la dignité et un minimum de reconnaissance !

Avec les élèves et les parents mobilisés, nous demandons plus que jamais l’annulation définitive de cette session des E3C.


Mobilisons-nous pour l’abandon des E3C

communiqué interssyndical CGT-SNES-SNEP-SUD

En dépit des protestations nombreuses des personnels et le refus unanime des
organisations syndicales et de la FCPE - principale fédération de parents d’élèves, le
ministre Blanquer persiste à vouloir faire passer la première série d’épreuves communes de contrôle continu (E3C), dès le mois de janvier 2020, dans les classes de premières générales et technologiques.

Depuis la rentrée la mise en place des réformes du bac et du lycée ne cesse de montrer que celle-ci ont été faites dans la précipitation et l’impréparation les plus complètes :
• le format des épreuves du baccalauréat a été fixé au dernier moment,
• les programmes ont presque tous été rejetés par le Conseil Supérieur de l’éducation
• les emplois du temps morcelés déstabilisent enseignant-e-s et élèves
• les plateformes de sélection des sujets pour les E3C, ouvertes très tardivement, dysfonctionnent : la commande tardive des sujets a été réalisée dans l’urgence et sans un temps de relecture sérieuse.
• Les collègues n’ont pu avoir connaissance des différents sujet possibles que 15 jours avant les vacances d’Hiver, ce qui rend illusoire une bonne préparation de
leurs élèves.

En renvoyant l’organisation au local, le ministre a montré son incapacité à assurer une organisation fiable du baccalauréat. L’annonce d’une indemnité de correction à hauteur de de 50 € pour trente-cinq copies (soit 1,42 euro par copie), est parfaitement ridicule.

Nos organisations rappellent leur opposition aux réformes du baccalauréat et du lycée général et technologique, qui accentuent encore le tri social des élèves. Ce phénomène déjà largement à l’oeuvre, avec la mise en place de la sélection à l’entrée de l’université, est encore amplifié par l’introduction du contrôle continu dans l’examen du baccalauréat.

Dans l’immédiat, la CGT Éduc’action, le SNES, le SNEP et SUD Éducation exigent l’abandon définitif des épreuves communes de contrôle continu (EC3) du deuxième trimestre en classe de première et revendiquent le retour à un examen national fondé sur des épreuves disciplinaires, ponctuelles et terminales.

D’ores et déjà, elles appellent les personnels à se réunir dans les établissements pour débattre de la tenue de ces E3C et à s’y opposer notamment par la grève des surveillances. Nos organisations soutiendront les initiatives prises localement pour entraver leur mise en oeuvre et déposent des préavis de grève dans ce sens sur toute la période de mise en oeuvre de cette session d’E3C.

La CGT Éduc’action, le SNES, le SNEP et SUD Éducation continuent de lutter contre les réformes Blanquer dont elles revendiquent l’abrogation.

Paris, le 10 janvier 2020

Communiqué IS E3C

Motions des établissements

Motion Paul Valéry
Motion Voltaire
Lettre aux parents lycée Dorian
Motion Ravel

FAQ Mobilisation contre les E3C : droits des personnels

Les personnels se mobilisent massivement contre les E3C dans les lycées. SUD éducation vous informe sur vos droits.

Dois-je recevoir une convocation de la division des examens pour les E3C ?
Non, car la gestion des épreuves est déléguée aux établissements. Vous devez en revanche recevoir une convocation signée de votre chef-fe d’établissement.

Puis-je faire grève pendant les E3C ?
Bien sûr ! Des préavis de grèves sont déposés par SUD éducation jusqu’à la fin de l’année scolaire. Les personnels désirant se mettre en grève pour la période des E3C peuvent le faire.

Quelles conséquences si je suis gréviste durant les E3C ?
Vous serez considéré comme gréviste. À ce titre l’administration pourra procéder au retrait d’un trentième de votre salaire par journée de grève.

Puis-je faire la grève des corrections ?
Oui, l’administration vous comptabilisera comme gréviste sur la période de correction de façon continue et retirera autant de trentièmes (y compris les week end).

L’administration peut-elle me réquisitionner pour faire passer les E3C ?
Certainement pas ! La réquisition ne peut être ordonnée que par le préfet en application d’un décret pris en conseil des ministres. La réquisition ne s’adresse qu’à des fonctionnaires dont les fonctions sont vitales au maintien de l’ordre public, donc pas aux enseignant-e-s.

Que se passe-t-il si je reçois l’ordre du/de la chef-fe d’établissement de surveiller et corriger les E3C ?
Si vous êtes gréviste, l’ordre devient sans objet. La loi interdit toute sanction à votre encontre pour fait de grève.

Puis-je faire de la rétention de copies/notes des épreuves des E3C en guise de protestation ?
La correction des copies est une « charge normale d’emploi ». Par conséquent, retenir les copies papiers (si elles sont numérisées, il n’y aura pas de rétention possible) est susceptible d’être qualifié de faute, ou a minima d’un service non-fait. Il est donc préférable d’être gréviste durant la période de rétention.

Lettre au ministre sur la suppression des E3C

https://www.sudeducation.org/Lettre-au-ministre-sur-la-suppression-des-E3C.html


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