Gestion de l’épidémie par l’Académie de Paris : personnels de l’éducation nationale, sommes-nous vraiment protégé·es ?

dimanche 18 octobre 2020
par  Sud éducation Paris
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Suite à l’annonce d’un second confinement (partiel), SUD éducation Paris s’inquiète de la nouvelle improvisation du Rectorat, à la lumière des priorités du Ministère l’Éducation, annonçant par médias interposés ce qui est pensé pour la réouverture des établissements scolaires. La gestion du risque sanitaire par le Rectorat de Paris depuis septembre n’engage pas à la tranquillité quant à la période s’ouvrant lundi. Nous avons compilé des exemples de cette gestion hasardeuse s’appuyant depuis avril sur le postulat que les enfants sont de faibles contaminateurs. En plus du fait que cette « faible contamination » ne s’exercerait qu’entre enfants (laissant sous le tapis les enfants envers les adultes), les certitudes scientifiques de ce présupposé sont de plus en plus remises en cause par des études menées dans d’autres pays (Inde, États-Unis notamment).

Compilation gestion de l’épidémie par l’Académie de Paris : personnels de l’éducation nationale, sommes-nous vraiment protégé·es ?
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Jeudi 29 octobre sur France 2, Jean-Michel Blanquer révélait ainsi les non-dits du Ministère, en annonçant que le seul renforcement du protocole sanitaire était le port du masque dès l’âge de 6 ans (à la charge des familles). Cette gestion hasardeuse du risque sanitaire, pour le déni et l’improvisation constante, a conduit à une explosion des cas positifs dans les établissements scolaires parisiens cet automne, que SUD éducation Paris a documentée.

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, l’État semble courir après les mesures à prendre. L’Éducation nationale n’échappe pas à la règle. Toutefois, derrière les cafouillages et les ordres incompréhensibles des premiers jours de la crise sanitaire (par exemple, le vendredi 13 mars, dernier jour devant élèves avant le confinement, l’interdiction du port du masque dans les réunions entre personnels et dans l’école), il apparaît de plus en plus que la santé des personnels des écoles est tout sauf une priorité pour leur hiérarchie. Ce qui compte, c’est de donner l’impression que « tout va bien » et de communiquer sur le faible nombre d’écoles et classes fermées.


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