Le 2 juin : les vies scolaires à l’arrêt !

Le 2 juin, SUD éducation, aux côtés d'une très large intersyndicale, appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale à se mobiliser pour soutenir les vies scolaires et obtenir de meilleures conditions de travail et une augmentation significative des salaires.

Le tract de SUD éducation

Les AED sont parmi les personnels les plus précaires de l’Éducation nationale. Rémunéré·es au SMIC, ielles ne bénéficient d’aucune grille salariale qui leur permettrait d’améliorer leur rémunération, en prenant en compte notamment l’ancienneté des agent·es.  Pourtant, les assistant·es d’éducation occupent des postes essentiels au sein des établissements scolaires. En première ligne, leurs missions sont peu reconnues et peu valorisées alors que l’accompagnement des élèves est central et les établissements ne pourraient fonctionner sans elles et eux.

Le 2 juin, SUD éducation appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale à la grève pour soutenir les vies scolaires mobilisées et obtenir de meilleures conditions de travail ainsi qu’une augmentation significative des salaires.

Des injustices inacceptables

Le renouvellement de contrat CDD reste au bon vouloir, souvent arbitraire, des chef·fes d'établissement. De nombreux critères d’évaluation reposent sur des savoir-être et savoir-faire alors même qu’aucune formation réelle n’est mise en place pour permettre de les acquérir. Tout l'apprentissage du métier se fait sur le terrain avec le soutien des collègues plus ancien·nes.
L'accès au CDI, gagné par la grève des AED en 2020/2021 n'est toujours pas automatique. Il faut l'accord du chef ou de la cheffe d'établissement et du Rectorat au terme de 6 années d’ancienneté. Aucun autre emploi ne demande 6 années de période d'essai.
Le nouveau cadre de gestion évoque une éventuelle grille de salaire mise en place au niveau académique. Pourquoi pas de grille nationale ? Et dans ce cas, alors que certaines académies sont déjà en train de la mettre en place, qu’attendent les autres ? Sans oublier que l’échelon académique ouvre la porte à des écarts de pratiques salariales.
Rien dans cette nouvelle circulaire n’est abordé quant aux possibilités de mobilité des AED qui souhaitent muter d’un établissement à l’autre. Changer d’établissement reste à ce jour un parcours de combattant·e pour un·e AED !

SUD éducation revendique :
  • La création d’un statut de fonctionnaire pour les AED

Et dans l'immédiat :

  • la généralisation de contrats CDD d'une durée de 3 ans ;
  • la transparence sur l'accès au CDI et un véritable droit au CDI au bout des 3 ans ;
  • la gestion des personnels AED  par les services académiques ;
  • des créations de postes d'AED ;
  • une baisse du temps de travail avec 32h semaine pour un temps plein ;
  • que les heures d'internat soient comptabilisées en totalité, en remplacement du forfait nuit ;
  • une grille de salaire commune avec les AESH ;
  • une augmentation de 400 euros net par mois ;
  • le versement de la prime REP/REP+ complète avec rétroactivité depuis 2015.

Alors, le mardi 2 juin, mettons les vies scolaires à l’arrêt ! 

Aux côtés des AED, toutes et tous en grève !

Le communiqué intersyndical