Solidarité avec les lycéen⋅nes en lutte : comment faire face à la répression des lycéen⋅nes

Le mouvement lycéen a commencé à Mayotte, au lycée du Nord d'Acoua, par un blocage dès le 31 août, tandis que des élèves du lycée Félix-Eboué, à Cayenne, ont revendiqué l’amélioration de leurs conditions d’études dès le 7 septembre. Puis la mobilisation s'est poursuivie un peu partout en France, avec des blocages massifs dans certains départements comme le 93. 
A Paris, ces mobilisations ont commencé dès le mardi 29 septembre, ont continué jusqu'aux vacances scolaires. La colère s'est depuis largement rependue et les étudiant-es ont rejoint massivement ces mobilisations. Après plus de deux semaines de blocus dans les lycées et les universités, des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées dans les rues en France le samedi 17 octobre puis le samedi 24 octobre, avec un niveau de combativité sans précédent depuis la réforme des retraites de 2023.

Ces mobilisations se poursuivront sans doute à la rentrée, les organisations de jeunesse appelant à continuer la mobilisation face à la faiblesse des réponses du gouvernement annoncées ce dimanche 25 octobre. 

Mais face à ces mobilisations, la réponse de l’État est une répression brutale et féroce : charges, tirs de lacrymogènes, tabassages en règle, tirs de LBD… Le déchaînement de violence est glaçant. Et qu’on ne vienne pas nous répondre que ce sont des mortiers d’artifice qui l’ont provoquée : elle est la traduction dans le réel de la haine systémique de la jeunesse des quartiers populaires.

Au sein des établissements, des directions ont dès les premiers blocages annoncés des sanctions disciplinaires, via des conseils de discipline, parfois nombreux, ou encore des exclusions temporaires jusqu'à 10 jours, des plaintes pénales. De nombreux-ses élèves ont également subi une GAV, qui peut se suivre d'un déferrement au tribunal, parfois d'une comparution immédiate.

Comment faire face à la répression des élèves de mon établissement :
    
    - être présent-e devant les blocus ; la présence de personnels de l'éducation permet, à défaut de vraiment 
    - informer les élèves de leurs droits ; 
    - mobiliser la communauté éducative et sensibiliser ses collègues sur la répression ; 
    - porter une motion au CA ; 
    - agir en conseil de discipline ; 
    - signer la pétition pour l'amnistie des lycéens.
  • en amont : en diffusant les droits en cas d’arrestation et en garde-à-vue et les noms des avocat⋅es des LegalTeam, que vous trouverez à la suite de cet article.
  • dans les établissements lors des blocages : en débrayant dès le matin, en se tenant aux côtés des élèves devant les lycées, en appelant les élu⋅es à se présenter, en informant la presse.
  • en cas d’arrestations : en essayant de recenser les arrestations, en prévenant les avocat⋅es des LegalTeam pour que les élèves arrêté⋅es aient le droit de se défendre, en se rassemblant devant les commissariat, en assurant le suivi en cas de poursuites.
  • en cas de sanctions disciplinaires : en accompagnant les élèves et leurs familles pour organiser leur défense, en siégeant en conseil de discipline en lien avec les représentant⋅es des parents et des élèves pour refuser toute sanction disciplinaire, en contactant l'adresse mail cdiscipline@proton.me pour demander un accompagnement d'un⋅avocat⋅e lors du conseil de discipline de l'élève.
  • contre la répression générale du mouvement : en portant une motion au CA contre la répression du mouvement, en signant la pétition pour l'amnistie des lycéens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Face à la répression,la solidarité est notre arme !