Appel intersyndical à la grève : Contre l’austérité, pour les salaires et l’égalité, tout·e·s mobilisé·e·s le 13 octobre !

En cette rentrée 2023, alors que la colère reste intacte contre la réforme des retraites, l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat demeure une revendication prioritaire dans un contexte de perte d’attractivité du métier d’enseignant.

Contrairement à ce que ressasse la communication du ministère de l’éducation nationale, les récentes « revalorisations » salariales, constituées principalement par un patchwork de primes, sont loin de rattraper le décrochage salarial qui s’est opéré depuis 25 ans. Le pouvoir d’achat des personnels de l’éducation nationale continue à s’éroder face à l’inflation. Quant au « Pacte », massivement rejeté par les enseignants, il ne constitue aucunement une revalorisation salariale : il conditionne la hausse du salaire à une augmentation du temps de travail.

A cette paupérisation des personnels de l’éducation nationale s’ajoute un véritable mépris pour leurs conditions de travail. Les récentes annonces du ministre Gabriel Attal sur le calendrier de fin d’année en sont la démonstration : la charge de travail des personnels, mobilisés jusqu’au 11 juillet dans les lycées, va devenir intenable du fait de la succession effrénée des épreuves et du chevauchement de celles-ci avec les corrections.

Cette détérioration des conditions de travail des personnels ainsi que les suppressions massives de postes d’enseignants depuis des années – 2500 suppressions encore annoncées au budget 2024 ! - ont pour conséquence une dégradation des conditions d’étude des élèves. Il s’agit d’une véritable entreprise de démantèlement du service public d’éducation.

Dans le cadre de la mobilisation syndicale européenne, les organisations parisiennes, FSU, SE-Unsa, SUD éducation, CGT Educ’action, Sgen-CFDT, CNT-STE, appellent les personnels à se joindre massivement aux différentes actions, rassemblements, manifestations, débrayages et grèves le 13 octobre 2023 pour l'augmentation sans contrepartie des salaires, pour l'égalité femmes/hommes et contre la casse continue du service public d'éducation nationale.

Vendredi 13 octobre 2023 : toutes et tous en manifestation !

Départ de la place d’Italie à 14h


Le rectorat ne paie pas les contractuel-les ou alors avec des retards inadmissibles !

Le rectorat complique l’inscription à Pôle emploi en ne délivrant pas les attestations de fin de contrat à temps !

Le rectorat complique à l’infini le remboursement des frais de transport !

Rassemblement contre les retards de paie

Vendredi 13 octobre 2023
à 11 heures
en face du rectorat
12 bd d’indochine

Tous et toutes en grève pour nos salaires !
Tous et toutes au rassemblement en solidarité avec les AED, les AESH, les prof-es contractuel-es… pour exiger d’avoir notre argent en temps et en heure !

Depuis deux semaines SUD éducation Paris, tout comme d'autres syndicats, reçoit un grand nombre de demandes d'aide de la part de personnels dépendant du rectorat de Paris car ils et elles n'ont pas été payé·es au mois de septembre ou n'ont pas perçu diverses indemnités. Des personnels ont du refaire en urgence leurs dossiers administratifs car ces derniers ont été égarés. De nombreux collègues dont le contrat n'a pas été renouvelé ont aussi du faire appel au syndicat pour obtenir une attestation de travail leur permettant de s'inscrire à Pôle emploi.
Le nombre de sollicitations reçues par SUD éducation Paris est trop important pour que ces manquements du rectorat soient des accidents ponctuels. Les mails et les appels téléphoniques qui restent sans réponse révèlent de graves dysfonctionnements dont les personnels les plus précaires - AESH, AED et enseignant·es contractuel·les - sont les premières victimes. Comment un employeur peut-il accepter que les agent·es qui sont sous sa responsabilité se retrouvent en difficulté pour payer leur loyer, pour se nourrir correctement ou pour assurer une rentrée confortable à leurs enfants ?
Il ne s'agit pas ici d'accuser les personnels administratifs du rectorat qui sont confrontés à un sous-effectif chronique. Leurs conditions de travail sont comme les nôtres fortement dégradées par des politiques d'austérité et la casse du service public d'éducation.
SUD éducation Paris soutient les personnels qui font face à l'incurie du rectorat et les invite à ne pas rester seul·es face à cette situation. Au-delà d'un paiement complet des sommes dues, le versement d'indemnités moratoires doit être exigé. Parlez-en aux collègues de votre établissement, contactez le syndicat !