800 000 personnes dans les rues en France, avec un niveau de combativité sans précédent depuis la réforme des retraites de 2023 : les manifestations du samedi 17 octobre 2026 sont une nouvelle étape dans les mobilisations commencées fin septembre. Les révoltes lycéenne et étudiante contre les manquements graves du service public d’éducation ont réussi leur jonction avec les luttes contre le prix de l’essence et la vie chère portées par les gilets jaunes.
Pour éteindre l’incendie, le gouvernement n’invente rien : violences policières dans la rue, mensonges dans les médias et pas un mot sur la violence sociale institutionnelle que dénoncent les élèves et étudiant·es, celle qu’iels subissent dans leur vie et à l’école, abandonné·es à leurs galères et misères, et à la reproduction des inégalités sociales et scolaires. Pas un mot non plus sur les mains arrachées et les visages éborgnés de ces derniers jours. Plus de 2000 interpellations rien que pour la journée du 17 octobre, la répression atteint de nouveaux records.
Le pouvoir ment parce qu’il affirme vouloir le dialogue, alors qu’il nous envoie la police et n’a eu de cesse de mépriser les syndicats et autres collectifs militants depuis dix ans. Derrière les écrans de fumée des concertations bidons, il n’y a que la violence d’un gouvernement au service du capital qui ne veut rien partager de ses richesses ; quitte à ce que cela amène l’extrême-droite aux portes du pouvoir. Alors non, nous ne pleurerons pas sur les feux de poubelles, alors que les gouvernements successifs attisent l’incendie depuis des dizaines d’années.
Cette stratégie du passage en force et du refus d’envisager des concessions réelles n’est pas nouvelle. Mais face à la jeunesse mobilisée, elle atteint aujourd’hui ses limites. Elle devient insupportable à une partie grandissante de la population et nourrit justement la colère, tandis qu’en face, la multiplication des « réunions de crise » et des pseudo-annonces-qui-n’annoncent-rien montrent la fébrilité du gouvernement.
L’heure est à la mobilisation ! Soutenons la jeunesse, rassemblons nos forces et poursuivons ce combat pour la transformation sociale jusqu’à la victoire ! Car nous n’aurons que ce que nous prendrons, sans attendre les élections présidentielles. Pour l’ensemble des services publics, contre la vie chère et pour la hausse des salaires, face à un pouvoir qui n’entend rien et se réfugie dans la violence.
Construisons une mobilisation la plus large possible pour faire plier le pouvoir, pour nos services publics, contre la vie chère et plus encore. Les 22 et 24 octobre sont annoncés comme dates de mobilisation par les lycéen·nes et étudiant·es, le 5 novembre sera une journée de grève interprofessionnelle. Dès maintenant organisons-nous pour construire la victoire : assemblées sur nos lieux de travail et dans nos quartiers, convergence des luttes en cours, solidarité face à la répression.

