CAPD temps partiels et demande de disponiblité

Ce jeudi 29 juin s'est tenue la CAPD pour les recours suite aux refus de demande de mise en disponibilité et de temps partiels.

511 demandes de disponibilités ont été formulées dont 454 de droit, et 55 sur autorisation. Sur ces 55 demandes sur autorisation, 37 ont finalement été acceptées.

Concernant les demandes de temps partiels, 946 demandes ont été formulées. Parmi les 84 collègues ayant eu un refus de l'administration, 54 avaient formulé un recours avant la CAPD. Les recours ayant abouti à une décision favorable concernaient principalement les motifs médicaux, dont la fatigabilité, la reprise d'études en lien avec les métiers de l'éducation.

Conformément à la réglementation, l'administration s'est engagée à recevoir les collègues dont le temps partiel a été refusé.

Déclaration liminaire de SUD éducation Paris :

Cette CAPD a pour objet les recours concernant les refus de temps partiels et de disponibilités. Lors du GT préparatoire, l'administration a rappelé le nombre d'ETP correspondant  au nombre de poste de TRS créés en CSA. Or ce nombre de postes est bien un choix du rectorat de Paris lié lui-même à des choix ministériels.

Effectivement, l'académie de Paris manque d'enseignant.es. Les raisons ? Nous en connaissons certaines : des rémunérations peu adaptées au contexte d'inflation; des conditions de travail qui se se dégradent depuis longtemps maintenant... 

Les refus de l'académie d'accorder les temps partiels et disponibilités demandés vont encore aggraver ces conditions. Peut-être, le jour de la rentrée, les apparences seront-elles sauves : presque un.e enseignant.e devant chaque classe... Mais le reste de l'année, il ne fait aucun doute que les démissions continueront d'augmenter tandis que le nombre de candidat.es au concours continuera de baisser.

Lors de la discussion concernant des refus pour reprise d'études, il a été dit qu'un temps partiel pour ce motif n'était pas vraiment nécessaire puisque les professeur.es des écoles finiraient censément tôt 2 jours par semaine, et disposeraient du mercredi après-midi... Nous sommes surprises d'un tel propos. C'est oublier manifestement tout ce que représente la tenue d'une classe au sein d'une école.

Nous sommes également très en colère que ce propos puisse être tenu par la personne qui est en charge de la santé physique et morale des enseignant.es de l'académie de Paris. Nous ne listerons pas ici la multiplicité des taches invisibles à effectuer ni la multitude des occasions de charge mentale que tout.e enseignant.e du 1er degré rencontre, cela risquerait de nous empêcher de tenir la CAPD dans les temps impartis. Penser que l'on peut mener de front la tenue d'une classe à temps complet et la poursuite d'études, c'est mépriser la santé mentale des personnels.

Nous estimons que tous les personnels qui semblent vouloir continuer ce métier tout en étant prêts à subir une baisse de salaire doivent obtenir le temps partiel.

De même, nous déplorons que le mouvement interdépartemental soit à ce point bloqué et qu'il ne reste aux personnels que le choix forcé de la disponibilité, voire de la démission.  Nous estimons que tous les personnels, ayant besoin d'une pause dans leur carrière et prêts à sacrifier une année de salaire, quelles qu'en soient les raisons, doivent pouvoir bénéficier de la mise en disponibilité.