Congrès du Rassemblement National : l’extrême droite est un danger pour l’école
Le Rassemblement national a choisi Orléans pour tenir son congrès et lancer sa campagne présidentielle. Un large collectif d’organisations appelle à ne pas les laisser se réunir sans réagir. Parce que le Rassemblement national est un parti dangereux pour l’école et pour toute la société, SUD éducation se joint à cet appel.
Une école passéiste
Le programme du RN pour l'école est tout entier construit autour de la nostalgie d'une époque qui n'a jamais existé. L'école à la sauce RN se veut un retour à une école du tableau noir, des blouses, des taches d'encre et de la poussière de craie. En fait ce n'est qu'une école rance au service d'un projet politique réactionnaire, nationaliste, élitiste, sexiste, raciste, LGBTIphobe et validiste.
Une école du Roman national
L'école à la sauce RN est une école qui glorifie le Roman national, en instrumentalisant l'Histoire qui n'est alors plus une discipline scientifique avec des méthodes, des controverses ainsi que des savoirs bien établis, mais devient un instrument au service d'une idéologie nationaliste. L'Histoire serait ici mise au service d'un récit mythique, sans aspérités, qui fait de la France une Nation éternelle dont il s'agirait au quotidien de louer la grandeur.
Une école au garde à vous
La haine du RN pour ce qu'ils appellent "les pédagogistes" ou "l'esprit Mai 68", est une haine pour les pédagogies dites actives, celles qui ne font pas des élèves de simples réceptacles d'un savoir venu d'en haut mais des personnes singulières qu'il s'agit d'accompagner dans leur construction. Leur idéal, une école qui gave les élèves de règles, de dates, de maximes et slogans. Une école du bachotage. Une école qui uniformise les corps et les esprits.
Une école inégalitaire
Le rêve du RN est de "remettre chacun·e à sa juste place". C'est à dire d'en revenir aux fondements d’une école élitiste, qui trie le plus tôt possible les élèves : "renforcer l’orientation précoce des élèves, pour rétablir l’excellence éducative à la française". Dans les faits ce serait des voies courtes pour les pauvres, des études longues pour les privilégié·es. Le mythe du certificat d'étude qui sélectionnait les élèves en fonction de leur mérite est encore vivace. Dans les faits, il renforçaitt essentiellement la validation par l’école des appartenances de classes (sociales). Le RN compte également s’attaquer au collège unique qui est un acquis pour une école émancipatrice pour tous et toutes. De même, il compte remettre en question l’éducation prioritaire qui permet de lutter contre les inégalités sociales et scolaires.
Une école sexiste, LGBTIphobe, validiste... et surtout raciste
L'extrême droite exècre tout de qui a trait à l'égalité, dénonce ce qu'elle nomme "l'idéologie du genre", combat les séances d'EVARS et fait la promotion du séparatisme scolaire pour les élèves en situation de handicap. Enfin, le "projet éducatif" du RN, sous couvert de laïcité, défend pour l’école un projet raciste et xénophobe qui présente les élèves non blanc·hes comme de potentiel·les menaces pour le système scolaire. Cela lui permet de mieux imposer son agenda raciste et suprémaciste.
Il est important également de rappeler que les idées d’extrême droite infusent aussi auprès des élèves les plus vulnérables. La fusillade au collège Joseph-Lakanal d’Aubagne l’atteste.
Le projet du RN contre l'école publique, ses personnels et ses élèves, s'inscrit dans une croisade "pour la liberté de l’enseignement" qui est en fait une bataille pour l'école privée et son modèle : une école qui choisit ses élèves, une école qui aime l'uniforme, une école qui ne fait pas grève, une école qui assume son élitisme.
| Quand le RN est aux manettes :
À Hayanges (57), le maire Fabien Engelmann a supprimé trois lignes de ramassage scolaire, laissant littéralement sur le bord de la route des dizaines d'élèves de primaire. À Vierzon (18) la suppression de l’aide à la rentrée scolaire et la hausse des tarifs de la cantine et de la piscine ontété votées pour financer l’embauche de deux policiers municipaux supplémentaires. À Marignane (13), le maire RN Eric Le Dissès impose aux élèves, depuis le retour des vacances de printemps 2025, une cérémonie de lever du drapeau tricolore et le chant de la Marseillaise. À Marignane (13) le maire RN a "donné l'ordre" de mettre de la viande dans les assiettes de tous les enfants à la cantine. |

