Non à la répression contre Kai Terada, militant à SUD éducation 92

Mise à jour le 30 septembre 2022

Kai muté dans "l'intérêt du service" : une répression antisyndicale inacceptable !

SUD éducation appelle à une journée de grève le mardi 11 octobre en soutien à notre camarade Kai Terada et contre la répression antisyndicale dans l'éducation nationale : Communiqué grève le 11 octobre

Soirée de soutien à Kai, le vendredi 7 octobre à partir de 18h : débats et concerts, au local de la CNT 33 rue des Vignoles 75020 Paris
Grève & rassemblements le mardi 11 octobre, en soutien à Kai et contre la répression antisyndicale dans l'éducation

Jeudi 22 septembre, le lendemain du rassemblement intersyndical au ministère contre la répression qui vise notre camarade Kai Terada, celui-ci était convoqué au Rectorat de Versailles pour se voir notifier la décision le concernant alors qu'il est suspendu depuis le 4 octobre.

Le Rectorat a donc décidé de muter Kai, dans "l'intérêt du service", à Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines. Cette décision n'est ni plus ni moins qu'une sanction disciplinaire déguisée, sous couvert d'une procédure administrative qui a déjà été utilisée pour tenter de faire taire des collègues et casser des solidarités, comme l'année dernière à l'école Pasteur de Saint Denis. Nous ne laisserons pas faire face ! Un recours va être déposé et, dès ce vendredi 23 septembre, des collègues d'établissements parisiens ont affiché leur solidarité avec Kai, par la grève et par communiqué de soutien.

L'intersyndicale nationale s'est également exprimée dans un communiqué :

et a adressé le 28 septembre une demande d'audience au ministre de l'éducation nationale :

Nous exigeons la réintégration de Kai sur son poste au lycée Joliot Curie de Nanterre !

Vous pouvez toujours :


Dimanche 4 septembre, trois jours après la rentrée des classes, un enseignant de mathématiques du lycée Joliot-Curie de Nanterre, Kai Terada, a pris connaissance d’un arrêté de suspension de fonctions le concernant pour 4 mois. Aucun motif ne lui a été communiqué pour justifier cette décision. Même la direction du lycée n’en était pas informée.

Jeudi 8 septembre, il était convoqué au rectorat de Versailles, qui lui a indiqué qu’il n’y avait pas lieu de convoquer une commission disciplinaire, mais qu’une procédure de “mutation dans l’intérêt du service” serait lancée sous 10 à 15 jours. Le dossier administratif est vide. Le rectorat avance comme motif de vouloir “ramener la sérénité dans l’établissement”, ce qui est jugé comme totalement irrecevable par les collègues de Kai, représenté·es en nombre à l’occasion de la convocation. Pour SUD, il est clair qu’il s’agit de répression anti-syndicale : Kai est en effet un militant très actif de notre syndicat, mais aussi un animateur du collectif Touche pas à ma ZEP, et un militant associatif dans le cadre de RESF.
Mercredi 21 septembre un rassemblement est appelé au ministère à 15h place Jacques Bainville, métro Solférino. Lire l'appel intersyndical : Communique-Kai-CGT-FO-SUD-FSU-SNES

Rassemblement
✱ Mercredi 21 septembre, rassemblement au ministère à 15h place Jacques Bainville, métro Solférino

Kai Terada est un militant SUD éducation, co-secrétaire départemental du syndicat dans les Hauts-de-Seine. Travaillant au lycée Joliot-Curie depuis 2007, il a participé et animé de très nombreuses luttes, locales et nationales. L’annonce de la suspension de Kai Terada, sans qu’aucun motif ne lui soit communiqué, a profondément choqué les personnels du lycée Joliot-Curie. De nombreux•ses enseignant•es ont décidé de se mettre en grève reconductible

Matériel pour se mobiliser :

La volonté du ministère de s’attaquer particulièrement à SUD éducation ne fait plus guère de doute. Nos équipes et militant·es, à travers l’ensemble du territoire, sont en effet en première ligne des mobilisations sociales depuis de nombreuses années. Blanquer s’était déjà exprimé à plusieurs reprises pour dénoncer SUD éducation, notamment pour son engagement antiraciste et antisexiste. Dans une grande majorité des affaires emblématiques de répression anti-syndicale ces dernières années, ce sont des militant·es de SUD éducation qui sont visé·es, au moins en partie : au collège République de Bobigny (93), au lycée de Melle (79), au lycée Mauriac de Bordeaux (33), au lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand (63), à l’école Marie Curie de Bobigny (93), ou encore à l’école Pasteur de Saint-Denis (93).
Afin de faire la lumière sur ce qui est désormais une forte présomption de discrimination syndicale contre SUD éducation, nous saisissons le Défenseur des droits. Une conférence de presse sera organisée au moment de la remise de la saisine.